Commune de Diannah Malary

.PRESENTATION GENERALE DE LA COMMUNE

.Localisation

La commune de Diannah Malary est située dans le Département de Sédhiou, Région de Sédhiou. Elle est limitée au Nord par la CR de Samé Kanta Peulh, au Sud par le fleuve Casamance, à l’Est et à l’Ouest par la CR de Diannah Bah.

 

Issue du découpage de 2008, la commune est créée par le décret n° 2008-748 du 10 juillet 2008. Elle  se situe à 45 km du chef lieu du département. Aussi, la commune est bâtie sur un plateau descendant en pente douce dans le sens Nord -Sud. Au Sud elle est cernée par des dénivellations qui en recueillant les eaux de ruissellement sont devenues des zones de cultures (rizières).

.Le Cadre Physique

 

  1. Le Climat

Le climat de la zone est de type soudano-guinéen, chaud et humide marqué par l’alternance d’une saison pluvieuse allant de mai à octobre et d’une saison sèche de novembre à avril. La pluviométrie assez satisfaisante, mais irrégulière avec des pics de plus de 1 300 mm.

Années

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Hauteur d’eau

910,6

853,6

977

946

1348,7

1039,2

998,5

1021,8

1170,8

775,5

Nombre Jours

68

51

72

62

64

57

58

73

68

50

Tableau 2: Pluviométrie de la zone de 2002 à 2011. Source: SDDR de Sédhiou.

  1. Relief et sols

La ville est bâtie sur un site constitué de plateaux et de bas-fonds (vallées). Le site est composé de dépôts sédimentaires d’origine marine et fluorescent.  Au niveau des plateaux on note des sols ferrugineux tropicaux, plus ou moins lessivés, tandis que les vallées sont caractérisées par des terres hydromorphes, avec une forte teneur en limon argileux.

Le long du fleuve, les sols minéraux à Pseudo Gley offrent des potentialités importantes, notamment pour la riziculture, mais restent difficilement aménageables du fait de leur texture hydromorphe.

 

Le phénomène du ravinement des sols est fréquent et constitue une préoccupation permanente en matière d’aménagement, d’entretien de la voirie et de protection des habitations. La nature du sol et les conditions pluviométriques contribuent à une dégradation rapide des réseaux.

 

  1. Hydrographie

Le réseau hydrographique est principalement constitué du fleuve Casamance dont l’eau est devenue douce dans cette partie du fait de l’édification du barrage de Diopcounda, en amont de la ville. Ce site fluvial permet à la commune de développer, au-delà de la pêche, des activités de tourisme.

 

La commune, située sur une zone de basses terres, bénéficie de la présence d’une nappe affleurante issue du Continental Terminal et ayant une productivité relativement importante (débits de 30 à 50 m³/heure pour les forages d’une profondeur en moyenne de 50 mètres). Malgré une baisse annuelle d’environ 0,10 à 0,20 m enregistrée, les besoins à long terme ne semblent pas encore menacés.

 

A des profondeurs plus importantes, on rencontre les nappes du Miocène (à 100 m environ avec des débits de 100 m environ à 200 m³/h) et celle du Maestrichtien (300 à 600 m). Ces aquifères contiennent des volumes très importants d’une eau de bonne qualité pouvant être utilisée de manière durable dans l’alimentation des populations et l’irrigation.

 

  • Végétation

La ville de Diannah Malary se trouve dans une région forestière riche en végétation diverses (savane arborée, palmeraie, rôneraie, mangrove, etc.). Cette forêt qui borde la commune, constitue non seulement une réserve en terres fertiles, une source de combustibles ligneux, de bois d’œuvre, d’artisanat et de services, de produits de cueillette, de plantes médicinales, et de pâturage mais également un refuge d’une faune sauvage assez variée (phacochères, biches, lièvres et de nombreuses espèces d’oiseaux) et offre des possibilités pour le développement du tourisme. La commune est relativement reboisée avec des peuplements importants d’arbres fruitiers et (manguiers, orangers citronniers, caïlcédrats, etc).

.Milieu humain

 

Anciennement peuplée par les Baïnouncks, la Commune de Diannah Malary (ex- CR du même nom)  est conquise par les Mandingues en provenance du Gabou. Ils y installent l’islam sur les deux rives du fleuve, en attribuant à la zone la célèbre dénomination de PAKAO, dont le rayonnement culturel marquera toute la période du 19e et 20e siècle.

 

Opposés à la pénétration française, à toute collaboration et à toute forme de domination, les Mandingues ont également combattu Moussa Molo Baldé à la bataille de Kérévane où il a été défait. Poursuivi jusqu’à Djignaouling par les troupes de Fodé Kaba Doumbouya, il dût son salut au cours d’eau qu’il traversa et qui constituera l’actuelle limite du département de Sédhiou.

Les villages anciens que l’on y rencontre, sont respectivement : Karcia, Diannah Bâ, Kérévane et Diannah Malary. Ce sont ces deux derniers villages qui forment l’actuelle Commune. Diannah Malary  a été un grand port de commerce avec son débarcadère et les anciennes maisons de commerce dont les vestiges restent encore apparents.

 

  • Evolution démographique

La population de la commune est estimée à  3017 habitants selon les études faites par le Poste de santé lors du recensement pour la couverture universelle des moustiquaires imprégnées (MILDA) en 2009.

 

  • Composition

La commune de Diannah Malary a une population à dominante masculine avec 1424 femmes contre 1 593 hommes.

 

Les groupes ethniques mandingues et peuls sont les plus nombreux, suivis de plusieurs ethnies minoritaires comme les Manjacques, les Diolas, les Sarakolés et les Mansouaké. Au plan de la religion, la commune compte une majorité de musulmans (plus de 95 %) et une minorité de chrétiens.

 

  • Migrations

On note une faible immigration dominée essentiellement par deux principales communautés à savoir les maliens et les guinéens. Les maliens évoluent principalement dans le secteur de la pèche et la distribution du poisson. Tandis que les guinéens sont présents dans les secteurs du commerce et de la restauration.

 

Le phénomène d’immigration est fortement contrebalancé par un mouvement d’émigration. Les flux migratoires sortants concernent surtout les jeunes et les femmes qui ont pour motivation principale le travail (et dans une moindre mesure les études). Les principales destinations sont les suivantes : Dakar, Kolda, Sédhiou, Ziguinchor, la Guinée Bissau et la Gambie. La commune est également marquée par un fort mouvement en direction de l’étranger particulièrement les pays européens. Malgré l’importance des flux d’émigration, l’apport des émigrés est très faible dans le développement communautaire et dans la mise en place des infrastructures et services. Les revenus de transfert sont essentiellement investis dans l’habitat et dans les dépenses alimentaires.

 

Les limites de la Commune de Diannah Malary ont été fixées par le décret n° 2008-748 du 10 juillet 2008, à partir du Bureau de Poste comme suit :

 

  • A l’Est : à 2 Km ;
  • A l’Ouest : par le fleuve Casamance ;
  • Au Nord : à 1,5 Km ;
  • Au Sud : à 1,5 Km.

 

La superficie de la commune est donc estimée à 6km2. La superficie occupée par l’habitat est estimée à environ 50 % du périmètre soit près de 3 km². L’extension urbaine s’opère essentiellement vers l’Est et le Nord et dans une moindre mesure vers le Sud. A l’ouest, le Fleuve Casamance constitue une limite naturelle à l’extension.

 

 

 

La commune, malgré son statut urbain garde fortement un aspect rural notamment dans l’habitat qui demeure de type traditionnel. La majeure partie des concessions est construite en banco surplombé d’une charpente en bois de rôniers et d’un toit en zinc. Dans certaines zones les concessions sont de très grande taille et sans clôture. Les constructions s’opèrent en dehors de toutes normes d’urbanisme et de construction.

 

Le niveau d’alignement est assez faible et essentiellement concentré dans les noyaux centraux des quartiers de Doumassou et de Santossou, anciennement lotis par le colon. La concentration des réseaux et voiries divers connaissent les mêmes insuffisances. Les réseaux d’éclairage public, d’électricité et d’eau potable sont concentrés dans les quartiers de Doumassou et de Santossou alors que le quartier de Kérévane ne dispose pas encore d’électricité et d’eau.

.Zonage (découpage en quartiers)

La structure urbaine de la commune de Diannah Malary est très linéaire,  avec un bloc compact qui contient l’essentiel des infrastructures urbaines auquel est rattaché le village de Kérévane. La ville compte trois quartiers : un bloc compact composé des quartiers de Doumassou, Santossou et le quartier de Kérévane.

Le tableau suivant présente ces quartiers.